Génocides, guerres, itinérance, crise climatique capitaliste ... Le système s'écroule sous nos yeux et nous écrase et nous en portons l’odieux du fardeau. C'est nous qui travaillons et qui, pourtant, peinons à manger. ## Mais ça n'a pas à rester ainsi. C'est ce que nous commémorons le 1er mai : Des gens normaux, en 1886, avec des conditions de vie terribles, se sont battus pour gagner la journée de travail de 8 heures. Les manifestations du 1er mai commémorent les personnes fusillées par la police lors des manifestations et des grèves, ainsi ques les 8 anarchistes exécutés pour un crime qu'ils n'avaient pas commis, au Haymarket Square, à Chicago. Les commémorations annuelles sont maintenant des traditions. Cependant, alors que les crise se multiplient, on doit se demander : ## Les commémorations suffisent-elles? Les discours prononcés devant une foule chaque 1er mai font-ils trembler le gouvernement et les patrons? Les slogans scandés pendant une marche mettent-ils de la pressions sur les puissants de la société? ## Ce sont des questions rhétoriques : la réponse est non. Cela ne veut pas dire qu'on ne devrait pas honorer les gens qui ont lutté par le passé, bien au contraire! On doit en garder la mémoire en vie. En acceptant cette mémoire, on doit par contre aussi réaliser toute l'énergie que ces personnes ont déployé et les risques qu'elles ont pris. ## Elles n'ont pas attendu qu'on les sauve : elles se sont sauvées elles-même. Cette même énergie doit être déployée à nouveau pour faire face aux crises de notre époque. Les militant-es du passé étaient des personnes ordinaires dans des situations extraordinaires. La répression violente était la norme. ## Si ils et elles ont pu réussir, nous le pouvons aussi. Nous pouvons résister à l'expansion de l'État-militaire alimenté par l'intelligence artificielle. On peut combattre l'explosion de la misère. On est capables de mettre un frein à la crise climatique capitaliste. Mais la réalité est que personne ne luttera pour nous. La responsabilité nous revient. C'est ce qu'ils et elles ont fait, il y a 140 ans... ## C'est à nous de le faire, aujourd'hui.